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  • چگونه حزب الله در برابر ممنوعیت ها مقاومت می کند [مارین مونیه، لاکروا (فرانسه)، 12 مارس 2019] (اداره کل رسانه های خارجی، مترجم: سیده هاجر محسنیان)
  • 152509   ۱۳۹۷/۱۲/۲۳
  • رهبر جنبش شیعه لبنان پس از تصمیم انگلیس مبنی بر قرار دادن نام این جنبش در فهرست سازمان های تروریستی، خواستار حمایت مردمی شد. با این حال، او می تواند به منابع مهم تامین مالی امید داشته باشد. حسن نصرالله به کشورهای دیگر که بخواهند از انگلیس پیروی کنند، هشدار داد و گفت: «حزب الله در زمینه مالی خودکفا است.» سه کانال مهم که امکان حفظ وضعیت خوب مالی را برای جنبش فراهم می کند، عبارتند از: جمع آوری پول در لبنان، سرمایه گذاری ها و پول به دست آمده از خمس که روحانیون ایران و عراق برای حزب الله واریز می کنند.
  • چگونه حزب الله در برابر ممنوعیت ها مقاومت می کند
    رهبر جنبش شیعه لبنان پس از تصمیم انگلیس مبنی بر قرار دادن نام این جنبش در فهرست سازمان های تروریستی، خواستار حمایت مردمی شد. با این حال، او می تواند به منابع مهم تامین مالی امید داشته باشد.
    حسن نصرالله عادت ندارد ضعف های خود را نشان دهد. به طور معمول رهبر فرهمند حزب الله لبنان لحن پیروزمندانه به سخنان خود می دهد.
    ممنوعیت کامل از سوی انگلیس
    حسن نصرالله در برابر تصمیم انگلیس در اواخر فوریه مبنی بر ممنوعیت کامل جنبش شیعه واکنش نشان داد. تا کنون فقط شاخه مسلح حزب الله در فهرست سازمان های تروریستی از سوی انگلیس قرار داشت. اکنون شاخه سیاسی آن را که سه وزیر دولت لبنان نماینده آن هستند، نیز شامل می شود.
    بنابراین دادگاه انگلیس هر گونه وابستگی، یا حمایت از حزب الله را به 10 سال زندان محکوم می کند. بدین ترتیب انگلیس با مواضع امریکا و اسرائیل هماهنگ است، در حالی که اتحادیه اروپا فقط شاخه نظامی و امنیتی حزب الله را به عنوان تروریست در نظر می گیرد.
    حسن نصرالله به کشورهای دیگر که بخواهند از انگلیس پیروی کنند، هشدار داد و گفت: «حزب الله در زمینه مالی خودکفا است.»
    وضعیت خوب مالی
    سه کانال مهم که امکان حفظ وضعیت خوب مالی را برای جنبش فراهم می کند، عبارتند از: جمع آوری پول در لبنان، سرمایه گذاری ها و پول به دست آمده از خمس که روحانیون ایران و عراق برای حزب الله واریز می کنند.
    تقویت رقبای ایران
    این تصمیم انگلیس، مخالفان حزب الله را در خاورمیانه که آن را به عنوان بازوی مسلح ایران در نظر می گیرند، تقویت کرد. عربستان سعودی، دشمن قسم خورده ایران، از تصمیم انگلیس ابراز خرسندی کرد. بنیامین نتانیاهو، نخست وزیر اسرائیل، که در بحبوحه مبارزات انتخاباتی قرار دارد، نیز از نخست وزیر انگلیس تشکر کرد.
    منبع: اداره کل رسانه های خارجی

     

     

     Comment le Hezbollah résiste aux interdictions
    Marianne Meunier , le 12/03/2019 à 11h26
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    Le leader du mouvement chiite libanais a lancé un appel au soutien populaire après la décision britannique de l’inscrire sur sa liste des organisations terroristes. Il peut cependant compter sur d’importantes sources de financement.
    Hassan Nasrallah n’a pas pour habitude d’afficher ses faiblesses. D’ordinaire, le charismatique chef du Hezbollah libanais donne à ses discours des accents victorieux. « J’annonce aujourd’hui que nous avons besoin du soutien de notre base populaire », a-t-il pourtant lancé, vendredi 8 mars, dans un discours télévisé durant lequel il a évoqué les « difficultés financières » du mouvement et la « guerre » dont il fait l’objet.
    Interdiction totale par le Royaume-Uni
    Hassan Nasrallah a ainsi réagi à la décision du Royaume-Uni, annoncée fin février, d’interdire dans son intégralité le mouvement chiite, créé en 1982 par les Gardiens de la révolution iraniens dans la foulée de l’invasion israélienne du Liban. Jusqu’à présent, seule la branche armée du Hezbollah figurait sur la liste britannique des organisations terroristes. Désormais, son aile politique, représentée par trois ministres au gouvernement libanais, en fait également partie. Une décision nourrie par l’analyse selon laquelle le Hezbollah, soutien déterminant du régime syrien notamment, participe à la déstabilisation du Moyen-Orient.
    Par conséquent, toute appartenance, toute promotion ou tout soutien au Hezbollah seront punis d’une peine pouvant aller jusqu’à dix ans d’emprisonnement par la justice britannique. Le Royaume-Uni s’aligne ainsi sur les positions des États-Unis et d’Israël, tandis qu’il se démarque de celle de l’Union européenne, qui ne considère que l’appareil militaire et sécuritaire du Hezbollah comme terroriste.

    Invoquant l’interdiction par Londres, Hassan Nasrallah a également craint qu’elle fasse des émules. « D’autres États vont leur emboîter le pas et mettre le Hezbollah sur des listes d’organisations terroristes et le décrire comme un groupe terroriste », a-t-il prévenu. Ses inquiétudes financières, cependant, ne reflètent pas tout à fait la réalité. « Le Hezbollah est très autosuffisant sur le plan financier », rappelle Aurélie Daher, spécialiste du mouvement (1) et maître de conférences à l’Université Paris Dauphine et à Sciences-Po Paris.
    Bonne santé financière
    D’après la chercheuse, trois canaux principaux permettent au mouvement de se maintenir en bonne santé financière : « des levées de fonds au Liban, des investissements et l’argent provenant du « khoms » ». Une référence à l’impôt religieux chiite, que des clercs d’Iran et d’Irak reversent selon leur bon vouloir au Hezbollah. « Le mouvement reçoit beaucoup d’argent de la classe religieuse chiite internationale », résume Aurélie Daher.
    Pour cette dernière, il faut donc prendre avec précaution les préoccupations du chef du Hezbollah. « Le mouvement n’a jamais voulu montrer l’image d’une organisation en difficulté, souligne-t-elle. On peut donc se demander s’il ne profite pas de la décision britannique pour obtenir un geste supplémentaire lors d’une prochaine campagne de levée de fonds. »

    Les adversaires de l’Iran confortés
    Reste que la décision britannique a conforté le camp des détracteurs du Hezbollah au Moyen-Orient, qui considèrent le mouvement comme le bras armé de l’Iran. Ennemie jurée de Téhéran, l’Arabie saoudite s’est ainsi réjouie de la décision britannique. « Classer cette milice soutenue par l’Iran comme organisation terroriste est un pas important dans la lutte contre le terrorisme à travers le monde », a déclaré un porte-parole officiel du Riyad, cité par l’agence saoudienne SPA. En pleine campagne électorale, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, qui a fait de l’Iran sa bête noire, a quant à lui remercié la première ministre britannique, « Madame May, pour cette décision ».
    Marianne Meunier
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