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«در تهران به گروگان گرفته شده بودم» [الکسی بویسون، لاکروا (فرانسه)، 2 نوامبر 2019] (اداره کل رسانه های خارجی، مترجم: سیده هاجر محسنیان)

چهل سال پیش در چهارم نوامبر 1979 جان لیمبرت جزو پنجاه و شش گروگان سفارت امریکا در تهران بود. اسارت آنها که بیش از یک سال به طول انجامید بر روابط ایران و امریکا تاثیر گذاشت.

«در تهران به گروگان گرفته شده بودم»
1-چهل سال پیش در چهارم نوامبر 1979 جان لیمبرت جزو پنجاه و شش گروگان سفارت امریکا در تهران بود. اسارت آنها که بیش از یک سال به طول انجامید بر روابط ایران و امریکا تاثیر گذاشت.
2-در سال 1979 ،444 روز در دست ربایندگان خود یعنی دانشجویان ایرانی بود که سفارت را تصرف کرده و  خواستار استرداد شاه سابق ایران که در نیویورک بستری بود، بودند.
3- او می گوید: «چهل سال بعد، این رویداد، امریکا  و ایران را به ستوه آورده است. ایرانی ها هنوز آسیب ناشی از آن را درک نکرده اند.»
4-اشغال کوتاه مدت به انتظار طولانی تبدیل شد. روزها و هفته ها گذشت و این دیپلمات بدون ارتباط با جهان زندگی را می گذراند.
5- پس از چندین هفته گروگان ها پراکنده شدند. جان لیمبرت در سلول انفرادی قرار گرفت. او در سلول خود ورزش می کرد، آواز می خواند و گاهی به دانشجویانی که از وی مراقبت می کردند، کمک می کرد. او تحت آزار و اذیت جسمی قرار نگرفت، اما همه چیز برایش بی معنی و غیرمنطقی بود.
6-از زمان بازگشتش به امریکا در سال 1981 همسر ایرانی و فرزندانش را دوباره پیدا کرد. در سال 2009  دستیار معاون وزیر امور خارجه  و مسئول امور ایران در دوران ریاست جمهوری باراک اوباما شد.
7- از زمان اسارت خود تا کنون به ایران بازنگشته است، اما ایران را بسیار دوست دارد. او می گوید: «این ماجرا چهارده ماه طول کشید. رابطه من با ایران بیش از پنجاه سال است.»
8-اکنون این بازنشسته از «سوء تفاهمی» که به جنگ بین ایران و امریکا  منجر شود، نگران است. او می گوید: «در دهه های اخیر ایرانی ها بیهوده به دشمن تبدیل شدندو امریکایی ها نیز دولتی دارند که نظریه دیپلماسی را رد می کند. دیگر هیچ کس با یکدیگر صحبت نمی کند.»
منبع: اداره کل رسانه های خارجی

 

« J’ai été pris en otage à Téhéran »
Il y a quarante ans, le 4 novembre 1979, John Limbert faisait partie des 56 Américains pris en otages dans l’ambassade des États-Unis à Téhéran. Leur captivité, qui a duré plus d’un an, continue de peser sur les relations entre l’Iran et les États-Unis.
•    Alexis Buisson, correspondant à Washington,
•    le 02/11/2019 à 06:00
•    Modifié le 02/11/2019 à 07:00
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« Ce matin-là, je voulais aller me faire couper les cheveux. Mais, en bon fonctionnaire, je me suis dit que ce n’était pas sérieux de m’y rendre sur mon temps de travail. C’était la pire décision de ma vie. » Le « matin » auquel John Limbert, 76 ans, fait allusion, c’est celui du dimanche 4 novembre 1979, date où sa vie a basculé. Ce jour-là, cet ancien diplomate américain devient l’un des 56 otages de l’ambassade américaine à Téhéran. Il restera 444 jours aux mains de ses ravisseurs, des étudiants iraniens qui ont envahi le bâtiment pour demander l’extradition de l’ancien leader iranien en exil Mohammad Reza Pahlavi, hospitalisé à New York. « Quarante ans plus tard, dit-il, assis devant une assiette de dattes chez lui, dans la banlieue de Washington, cet épisode hante les États-Unis et l’Iran. Les Iraniens n’ont pas encore compris le traumatisme que cela a engendré ici. »
Ancien ambassadeur des États-Unis en Mauritanie, fin connaisseur de l’Afrique et du Proche-Orient, John Limbert était arrivé trois mois plus tôt à Téhéran, en pleine révolution islamique. En tant qu’« officier politique » (un des diplomates du Département d’État américain qui interagissent avec les gouvernements étrangers), il était chargé « d’établir des relations avec cette réalité nouvelle, quelle qu’elle soit. Car l’Iran était un allié stratégique et commercial important ».
Il connaît déjà bien le pays : il y avait vécu à trois reprises entre 1962 et 1972, y avait rencontré son épouse, iranienne, et parlait couramment le farsi. « Pour moi, il n’y avait pas meilleure mission. J’étais très excité à l’idée de revenir. »
Ce 4 novembre 1979, depuis le bâtiment de l’ambassade situé dans le centre de la ville, il voit défiler dans la rue des milliers de jeunes commémorant la mort d’étudiants tués, un an plus tôt, par les forces de l’ordre lors d’une manifestation contre le chah. Rapidement, l’atmosphère se tend. Les étudiants commencent à se rassembler devant les grilles de l’ambassade. Il est un peu de plus de 10 heures du matin quand l’un des groupes commence à « crier et attaquer l’ambassade » .
Seule issue possible dans son esprit : discuter avec les manifestants. Il se porte volontaire. « C’était de la stupidité pure mais il fallait faire en sorte que personne ne soit tué. » Après quelques échanges, il est bâillonné. Un officier de sécurité aussi. Les manifestants menacent de les tuer si la porte de l’ambassade n’est pas ouverte. « Je ne sais pas s’ils bluffaient. Mais quand ils sont entrés dans le bâtiment, j’ai ressenti un grand soulagement. J’étais en vie ! »
Ce qu’il pensait être une courte occupation se transforme en longue attente. Les jours et les semaines passent. Le diplomate vit coupé du monde. Après Noël, il reçoit plusieurs longs ouvrages, dont Guerre et Paix, de la part de sa famille. « Le message était clair: nous allions rester un moment. »
Après plusieurs semaines sur le site de l’ambassade, les otages sont éparpillés. John Limbert est placé en confinement solitaire. Dans sa cellule, il fait du sport, lit, chante. Parfois, il aide les étudiants qui le surveillent à faire leurs devoirs. « J’adoptais toujours un ton très arrogant et professoral avec eux. Cela me permettait de garder le dessus. » Contrairement à d’autres otages, il ne subit pas de violences physiques, mais fait l’objet d’une fausse exécution. « Tout ceci n’avait aucun sens. Rien n’était logique. »
Depuis son retour sur le sol américain, en janvier 1981, où il a retrouvé son épouse iranienne et ses enfants, John Limbert est resté proche de l’Iran. En 2009, il devient sous-secrétaire d’État adjoint chargé des affaires iraniennes sous Barack Obama. Il n’est pas retourné en Iran depuis sa captivité mais conserve un amour profond pour le pays. « Cette histoire a duré quatorze mois. Ma relation avec l’Iran a plus de cinquante ans. » Désormais, le retraité s’inquiète qu’un « malentendu » n’entraîne un conflit entre son pays de cœur et son pays natal. « Il y a quarante ans, on se hurlait dessus. On fait la même chose aujourd’hui, regrette-t-il. Les Iraniens se sont fait des ennemis pour rien ces dernières décennies. Côté américain, nous avons un gouvernement qui semble rejeter l’idée même de diplomatie. Plus personne ne se parle. »
https://www.la-croix.com/Jai-ete-pris-otage-Teheran-2019-11-02-1101057794


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